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SPECTACLE "LA PETITE HISTOIRE D'UN HOMME TROP GRAND"

Reg'Arts 

" Les rires des enfants amusés par les facéties du comédien, cohabitent avec les larmes discrètes des adultes, touchés par la résonance de son jeu. "

L’Archipel Théâtre
25 Bis rue du Rempart de l’Oulle, 84000 Avignon

16 décembre à 19h 2023
17 décembre à 17h 2023

Dans un monde déchiré par la guerre, où chaque souffle est pesé par la tension, émerge une oasis de douceur et d'humanité. La Petite Histoire d'un homme trop grand nous transporte dans l'univers sensible et poignant de Philibure. Sur scène, un pied immense émerge, puis un corps démesuré qu’il contorsionne, tord dans tous les sens pour entrer dans sa maison, une maison abandonnée où il cherche sa mère, où il se rappelle les bons souvenirs de la soupe au lait qu’elle lui préparait sur le fourneau, mais à présent, l’ennemi est partout, les bombes explosent, il faut se cacher au moindre bruit. Il cherche alors refuge auprès de compagnons d’infortune dont le public fait aussi partie avec lesquels il peut jouer, trouver une fraternité qui dépassent les barrières de la taille et des circonstances.

On est catapulté dans un royaume où la poésie et la tendresse se mêlent à la réalité brutale de la guerre. Ce corps trop grand, cette maison abandonnée deviennent les symboles poignants de l'errance humaine dans des temps de guerre. Son casque trop serré, sa petite valise en bois, évoquent le poids de la survie dans ce monde hostile.

Philibure, campé par le comédien Charly Lanthiez est impressionnant, il incarne à merveille la dualité entre la force physique qu’il dégage et sa tendre vulnérabilité. Sa maladresse, son langage enfantin suscitent autant de rires que d'empathie, dévoilant ses luttes internes. Une performance difficile à jouer mais ce clown particulier au cœur généreux, loin des sentiers battus du clown traditionnel réussit à nous captiver. Les rires des enfants amusés par les facéties du comédien, cohabitent avec les larmes discrètes des adultes, touchés par la résonance  de son jeu.

Les décors, le costume, le maquillage évoquent à la fois la désolation de la guerre et la résilience de l'esprit humain et la musique, subtilement utilisée, amplifie les émotions. À travers le prisme de ce clown insolite, il nous invite à réfléchir sur la nature de l'humanité, sur la capacité à trouver un peu de beauté dans l'adversité.

C'est un spectacle intime et émouvant rappelant que, même au cœur des tourments et des déséquilibres, la poésie peut apporter la lumière.

Fanny Inesta

 

La Petite Histoire d’un homme trop grand

Auteur :  Charly Lanthiez

Artiste :  Charly Lanthiez

Théâtrogène - Critique théâtre et culture

" Un univers un peu trash et poétique qui nous happe. La magie opère : nous avons voyagé dans une dimension supérieure du sensible ! "

lundi 18 décembre 2023

Un soir de décembre dans la petite maison du grand clown solitaire : Charly Lanthier à l'Archipel

La petite histoire d’un homme trop grand est un solo de clown contemporain qui convoque une certaine nostalgie.

En effet, si l’esthétique (inspirée par le voyage de Charly Lanthiez en Croatie d'après guerre, il y sept ans) peut nous rappeler celle d’un passé lointain en France ou celle de certains pays de l’Est,  l’histoire, elle, est très contemporaine, même atemporelle, puisqu’elle nous parle des turbulences émotionnelles d’un personnage attachant qui prend les traits d’un géant qui habite une maison en ruines et nous raconte sa difficulté à garder ses amis en vie…

 

Ne nous y trompons pas, ce n’est pas un énième discours sur les actualités. Lorsqu’on questionne l’artiste sur ses intentions, ce n’est pas de la guerre qu’il souhaite parler en premier lieu. Pour lui, la guerre qui est figurée ici, est une guerre intérieure, que nous devons tous mener afin de ne pas encombrer le monde de brutalité. Cet enfant trop grand est peut-être un adulte qui a gardé son âme d’enfant, et, en tous cas, selon les dires même de l’auteur et interprète, sa taille, immense,  c’est celle des sentiments. Il ressent tout trop fort, tellement fort, qu’il peut écraser sans le vouloir tous ceux qu’il aime.

 

Voilà pour nous, spectateurs, une invitation typique de la liberté que nous offrent les clowns de nous laisser submerger par notre imagination, quitte à projeter sur les propositions de Charly Lanthiez les métaphores qui nous sont propres et témoignent de nos inquiétudes. En effet, l’un pourra y voir un paysage de guerre, un autre y verra le dessin d’une enfance brisée, une autre le merveilleux auquel on accède quand on sait rester un esprit simple, on peut aussi y voir un travail poétique sur le travail de deuil ou la nécessité de se raconter des histoires, dans un monde mal taillé pour les personnalités hors-normes.

L’histoire se dessine à travers les itérations du langage propres au personnage qui a un mal fou à entrer dans sa propre maison, tant la porte de celle-ci résiste à sa démesure !

En effet, la clef du monde de cet enfant géant écrasé de solitude, c’est ce souvenir d’un temps d’insouciance quand sa mère s’occupait de lui, et lui préparait une soupe au lait. Ce souvenir, ritournelle réinterprétée en permanence, se fait tantôt souvenir mélancolique, tantôt blague, tantôt porte ouverte vers l’autre, puisque ce tendre géant n’a de cesse de se faire des amis, copinant avec quelques spectateurs, tout en les prévenant du risque qu’ils encourent…

Le décors est très réussi, très astucieux et pourtant simple. Tout repose sur deux ouvertures/fermetures : la grande fenêtre ronde qui donne sur l’extérieur, à gauche, et donc sur le danger possible, la porte, trop petite, qui permet de visualiser très vite la dimension “géante” du clown. Une vieille cuisinière à charbon ou à bois est aussi d’importance. C’est sur elle que la maman faisait la soupe au lait . C’est le feu de la mère, la chaleur et….Vous verrez….

La lumière est très importante, toujours pauvre, donnant une ambiance à la Dickens, proche aussi parfois du conte.

Quant aux accessoires et costumes, là aussi ils comptent pour beaucoup dans cet univers un peu trash et poétique qui nous happe. De grandes oreilles, une redingote du 19ème toute empoussiéré, un casque de soldat un peu vert de gris…Un pantalon déchiré qui laisse apparaitre les pieds nus de ce pauvre hère qui ne se plaint jamais et tente au contraire de nous séduire, de nous raconter des blagues et même de nous protéger d’un certain Serge, qui tel Godot, ne se montre jamais !

Lorsqu’on a la chance de rencontrer l’interprète, on mesure tout le travail de construction de son personnage !

Il s’est totalement fondu dans le cœur de ce géant abîmé, presque une gueule cassée, et désespérément seul ! La magie opère : nous avons voyagé dans une dimension supérieure du sensible !

 

Quand on regarde le parcours de la compagnie du U, qu’il s’agisse d’un tour du monde à vélo, d’une tournée de duo de clowns en Took-took au Vietnam, ou de leur appétence pour l’humain fragile (clowns d'hôpital) et toute l’attention que ses membres portent à la différence en tant que richesse, on comprend que les chemins faciles ne les intéressent guère mais qu’ils prendront soin de nous permettre d’appréhender les sujets les plus complexes de façon fine, douce et poétique.

 

Ce solo de clown peut être vu par des humains sensibles âgés de 8 à 108 ans !

Que le clown soit avec vous en cette saison de fêtes de fin d’année !

Adeline Avril

Avignon & Moi

" Une pépite poétique, une parenthèse enchantée à la fois douce et amer avec une fin à vous mettre des étoiles plein les yeux, au sens propre comme au figuré. "

Publié par : Mathilde P., le 18/12/2023

La petite histoire d'un homme trop grand – notre critique

Titre de la pièce : "La petite histoire d'un homme trop grand"
Lieu : Théâtre l'Albatros
Horaires : 18h45
Dates : du 3 au 21 juillet 2024
Auteur : Charly Lanthiez
Interprète : Charly Lanthiez

Nous nous trouvons propulsé en Europe de l'est, là où les pays souffrent de la guerre et des bombardements incessants. Philibure rentre chez sa maman pour la chercher ! Il est trop grand dans un monde où tout est petit : la maison, le décor, le mobilier,... Philibure semble être un intrus dans cette composition. Il vient pour délivrer un message important à sa maman mais ne la trouve pas alors, en l'attendant, joue avec le public, raconte des anecdotes, des souvenirs, des blagues.

Mais voilà, la guerre ne s'est pas arrêtée et surtout il y a Serge dont il faut se cacher. Au milieu de ce contexte chaotique, Charly Lanthiez incarne un géant un peu nonchalant, maladroit, un personnage au grand cœur mais surtout à l'âme d'enfant qui vous invite dans son univers poétique et dramatique. La magie n'existe pas sur scène et pourtant ! Il a le pouvoir de donner vie à l'invisible, de rendre visible l'invisible en nous présentant son amie moumou, sa maman, Serge…

Le comédien a l'art de nous parler de sujets graves (la mort, les bombardements, la guerre, la peur des autres, la différence,  l'intolérance, ...) grâce à son arme : le rire. Celui-ci devient magique sur scène car il permet d'aborder avec légèreté ce qui fait grincer des dents et est amer à avaler. Un monde trop petit ou un homme trop grand ? Mais les questions restent les mêmes : comment réagir lorsque le monde part en lambeau? Quelle attitude adopter lorsque l'on ne rentre pas dans les cases ? Charly devient un clown pour nous faire rire avec ses gaffes, nous faire voir et imaginer l'invisible. Voilà la magie de cette pièce dure au niveau du fond mais légère poétique et tendre au niveau de la forme et de la mise en scène.

La pièce porte à nous faire réagir sur notre regard face à la différence et à la guerre comme un écho au monde actuel. Il peut y avoir plusieurs lectures à la pièce et les enfants peuvent venir la voir mais seulement à partir de 8 ans, pas avant. Les adultes comprendront plus rapidement l’intensité de la pièce, du jeu d’acteur mais aussi les drames qui jonchent la vie de ce géant au cœur pur.

Pour nous, “la petite histoire d'un homme trop grand” se révèle être une pépite poétique, on a envie d'y retourner et de se laisser bercer par ce clown si pur, insouciant et innocent dans un monde trop dur. Une parenthèse enchantée à la fois douce et amer avec une fin à vous mettre des étoiles plein les yeux, au sens propre comme au figuré.

Radio alliance plus

Par Sylviane, 18/12/2023

Hier un clown magnifique.

Nous pensons à toutes les populations victimes des guerres.

Clown, tristesse , poésie et rire !

Festival Off Avignon 2024 à l’Albatros

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